Les combats ont repris dimanche dans la ville de Kidal, dans le nord du Mali, entre la rébellion touareg appuyée par les terroristes d'Al-Qaïda et l'armée malienne a appris l'AFP.
Le FLA, groupe séparatiste réclamant le territoire du nord du Mali, a assuré samedi contrôler Kidal après des combats dans cette ville, parmi celles ciblées par des attaques coordonnées que cette rébellion touareg a menées avec les terroristes du JNIM.
“Les combats ont repris à Kidal ce (dimanche) matin. Nous voulons déloger les derniers combattants russes qui se sont réfugiés dans un camp", a dit à l'AFP un porte-parole des séparatistes touareg, Mohamed Ramdane.
L'information a été confirmée par un élu local. "Aujourd'hui dimanche, les combats ont repris à Kidal entre l'armée malienne, les Russes et les rebelles (touaregs). Des habitants ont entendu des coups de feu.
Ça tire", a dit à l'AFP cet élu qui a demandé à rester anonyme pour des raisons de sécurité.
La ville de Kidal, ancienne bastion de la rébellion touareg, avait été reprise en novembre 2023 par l'armée malienne appuyée par des membres du groupe paramilitaire russe Wagner, mettant fin à plus d'une décennie de contrôle par des groupes séparatistes.
Le FLA revendique en outre avoir pris le contrôle de plusieurs positions dans la région de Gao (nord).
Le Mali est en proie depuis plus d'une décennie aux conflits et aux violences terroristes, mais depuis le coup d'état de 2020, les attaques samedi de la part des terroristes et de la rébellion touareg du FLA sont sans précédent.
Dès l'aube, des combats ont opposé l'armée et les assaillants et se sont poursuivis intensément samedi dans l'après-midi en périphérie de Bamako et dans plusieurs villes du pays, dont Kidal, Gao et Sévaré.
Ils ont fait 16 blessés civils et militaires et des "dégâts matériels limités", a indiqué, dans un communiqué samedi soir, le gouvernement selon lequel "la situation est totalement sous contrôle dans l'ensemble des localités" attaquées.



















