Quelque 470 personnes faisaient partie du dernier groupe à avoir franchi la frontière après avoir fui les violences qui ont secoué Uvira et ses environs il y a près de quatre mois.
Elles ont trouvé refuge dans le camp de réfugiés de Busuma, dans la province de Buhumuza au Burundi, et font partie des quelque 33 000 Congolais qui sont rentrés chez eux depuis le mois de mars, selon l'ONU.
Les rebelles du M23, qui avaient pris le contrôle l'année dernière de vastes zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu à la frontière avec le Rwanda, se sont ensuite retirés d'Uvira vers le sud sous la pression internationale.
Le président américain Donald Trump s'est imposé comme un facilitateur de paix clé alors que Washington tente de rallier les deux pays à un cessez-le-feu permanent, tout en ouvrant éventuellement la voie à l'accès des entreprises américaines aux minerais du Congo, qui sont essentiels pour une grande partie de la technologie mondiale, des avions aux téléphones portables.
L'opération de rapatriement de jeudi a été supervisée par un représentant de l'ambassade du Congo au Burundi. Cet événement a marqué un moment de joie pour les réfugiés, qui faisaient face à des pénuries de nourriture et d'autres produits dans le camp de Busuma.
Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a déclaré que l'opération se poursuivrait pendant plusieurs semaines, avec au moins deux convois de bus par semaine.
"Je suis heureux, très joyeux", a confié Hassan Masemo, qui faisait partie des rapatriés, ajoutant qu’il était également reconnaissant envers les autorités burundaises d’avoir "rouvert la frontière pour nous".
Selon le HCR, le Burundi accueille actuellement plus de 200 000 réfugiés congolais, dont 66 000 dans le camp de Busuma.











