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AFRIQUE
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Kemi Seba demande l'asile politique en Afrique du Sud
Visé par un mandat d'arrêt au Bénin qui l'accuse d'avoir soutenu la tentative de coup d'État de décembre, Kemi Seba reste en détention jusqu'à l'examen d'une demande de libération sur caution le mercredi 29 avril.
Kemi Seba demande l'asile politique en Afrique du Sud
Kemi Seba, qui comparaissait avec son fils de 18 ans, s'est installé en Afrique du Sud il y a cinq mois, d'après un membre de son entourage / Reuters
il y a 2 heures

L'influenceur panafricaniste Kemi Seba, arrêté la semaine passée par la police sud-africaine, a demandé l'asile politique à Pretoria, a annoncé lundi l'un de ses avocats à l'AFP à l'issue de sa comparution pour séjour illégal en Afrique du Sud.

Visé par un mandat d'arrêt au Bénin qui l'accuse d'avoir soutenu la tentative de coup d'État de décembre, Kemi Seba reste en détention jusqu'à l'examen d'une demande de libération sur caution le mercredi 29 avril.

"Pour l'instant, nous ne sommes accusés que d'immigration illégale", a déclaré à l'AFP son avocat Sesedi Phooko. "Nous contestons également cette accusation, car nous avons déjà déposé une demande d'asile politique dans ce pays"', a-t-il ajouté.

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Kemi Seba, qui comparaissait avec son fils de 18 ans, s'est installé en Afrique du Sud il y a cinq mois, d'après un membre de son entourage. "Il était dans une situation qui était irrégulière parce qu'il avait dépassé son visa de 2 mois et il n'avait pas régularisé sa situation", a précisé cette source.

De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, l'influenceur au 1,5 million d'abonnés, a été arrêté en compagnie du leader du groupe identitaire afrikaners Bittereinders, François van der Merwe, qui comparaissait aussi lundi, a constaté un journaliste de l'AFP. François van der Merwe a été payé 250 000 rands, soit environ 13 000 euros, "pour les aider à traverser le fleuve Limpopo et à se rendre au Zimbabwe", d'après un communiqué de la police.

Le même proche de Kemi Seba assure que les deux hommes, dont le positionnement politique paraît aux antipodes, n'avaient eu aucun contact direct avant leur arrestation lundi dernier.

À la tête de l'ONG baptisée "Urgences panafricanistes" et connue pour ses critiques fortes contre la France et les pouvoirs africains alliés de Paris, Kemi Seba a salué le 7 décembre "le jour de la libération" du Bénin au moment d'une tentative ratée de coup d'État opposant du président sortant Patrice Talon, il avait été brièvement interpellé en 2019 et en 2023, lors d'une visite au Bénin.

SOURCE DE L'INFORMATION:AFP