Abdelmadjid Tebboune et Emmanuel Macron. Photo : TRT Afrika

La tension entre Paris et Alger monte d’un cran, après que Paris a restreint l’entrée sur son territoire à plusieurs dignitaires algériens.

“Des mesures de restriction de circulation et d’accès au territoire national pour certains dignitaires algériens ont été prises” par le gouvernement, a annoncé mardi le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sur BFMTV.

Selon le chef de la diplomatie française, il s’agit de “mesures réversibles” qui seront levées dès lors que la coopération entre les deux pays reprendra.

Barrot n’a pas précisé depuis quand ces restrictions sont en vigueur ni combien de personnes sont concernées.

Elles ont été prises pour “faire avancer ou défendre les intérêts des Français”, a-t-il justifié, évoquant notamment la libération de l’écrivain Boualem Sansal, incarcéré en Algérie depuis mi-novembre, ainsi que “la réadmission des Algériens en situation irrégulière”.

De possibles mesures supplémentaires

Le ministre français des Affaires étrangères s’est également dit “prêt à en prendre davantage” si la coopération franco-algérienne “ne reprend pas”. “Mais je le ferai toujours à bon escient et sans nécessairement en faire la publicité”, a-t-il précisé.

Ces déclarations interviennent à la veille d’une réunion interministérielle sur le contrôle de l’immigration, sur fond de crise diplomatique majeure avec Alger.

Le gouvernement français est profondément divisé sur la position à adopter vis-à-vis d’Alger. D’un côté, des ministres comme Bruno Retailleau, à l’Intérieur, prônent un “rapport de force”, tandis que d’autres, à l’instar de Jean-Noël Barrot, privilégient la voie diplomatique.

TRT Afrika et agences