L’Ouganda a dénoncé vendredi soir des restrictions aériennes qu’il juge « injustes » malgré une gestion saluée de l’épidémie d’Ebola sur son territoire.
Depuis l’apparition de l’épidémie en mai, le pays a enregistré seulement 19 cas et deux décès, selon les autorités sanitaires.
L’épidémie est principalement concentrée en RDC, où plus de 676 cas et 136 décès ont été confirmés à cause du virus Bundibugyo, qui ne dispose ni de vaccin ni de traitement spécifique.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que la propagation de l’épidémie se poursuivait en RDC.
Les responsables de l’Africa CDC et de l’OMS ont toutefois salué la réponse ougandaise, notamment le suivi des contacts et le faible taux de mortalité.
Transparence
La vice-ministre de la Santé ougandaise, Diana Atwine, a critiqué les restrictions de voyage imposées par plusieurs pays, dont les États-Unis, le Canada et les Émirats arabes unis.
Kampala affirme avoir agi avec transparence en partageant rapidement les informations et en mettant en place des mesures strictes pour éviter toute exportation de cas.
L’Ouganda estime que les interdictions générales de voyage ne sont pas proportionnées au risque réel et pourraient décourager les pays de signaler rapidement de futures épidémies.
"Tout en reconnaissant la nécessité de rester vigilants, nous estimons que des restrictions générales sapent la confiance envers les pays qui signalent ouvertement les flambées épidémiques et ne sont pas proportionnées au risque réel", a encore regretté la Dr Atwine.















