La République centrafricaine a libéré un consultant travaillant pour une ONG américaine, accusé d'avoir sollicité l'aide d'un groupe armé pour capturer le chef rebelle ougandais Joseph Kony, a déclaré le Portugal.
Joseph Martin Figueira, détenteur de la double nationalité belgo-portugaise et travaillant pour le groupe Family Health International 360, devait arriver à Lisbonne à bord d'un avion militaire mardi, a indiqué un porte-parole du ministère portugais des Affaires étrangères à l'AFP.
Après son arrestation en mai 2024, il a été condamné en novembre à 10 ans de travaux forcés pour atteinte à la sûreté de l'État en République centrafricaine.
Il a été inculpé de complot et d'espionnage en raison de ses contacts avec des combattants dans la région instable de Haut-Mbomou, à la frontière avec la RDC et le Soudan du Sud.
Le procureur public l'a accusé d'« avoir donné des ordres » à une milice influente pour aider à traquer Kony, le chef en fuite de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), recherché par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
Si l'on sait que Kony a opéré en République centrafricaine, il n'a pas été vu en public depuis 2006.
Selon le ministre portugais des Affaires étrangères, la libération de Figueira résulte d'efforts diplomatiques de longue haleine impliquant les gouvernements portugais et belge, ainsi que l'Union européenne.










