Malgré les tentatives « comme celles d’Israël » de relancer le conflit, le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé vendredi que la Türkiye suivait les développements régionaux « avec un optimisme prudent » tout en œuvrant activement pour un cessez-le-feu permanent et une paix juste.
S’exprimant lors du programme « Türkiye Yüzyılı : Un Centre Fort pour l’Investissement » organisé à Istanbul, Erdogan a également annoncé une baisse significative de l’impôt sur les sociétés réservée aux exportateurs, afin de renforcer l’attractivité économique du pays.
« Malgré les acteurs, comme Israël, qui tentent de rallumer la mèche de la guerre, nous suivons tous ensemble les processus avec un optimisme prudent. Nous ne nous arrêtons pas là : nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que le cessez-le-feu devienne permanent et pour ouvrir la voie vers une paix juste », a déclaré le président turc.
Erdogan a par ailleurs dressé un bilan positif de la gestion par la Türkiye des récentes crises régionales.
« La Türkiye, en gérant avec succès la plus grande crise de sécurité de ces dernières années, a une nouvelle fois confirmé et attesté qu’elle est une île de stabilité dans sa région », a-t-il affirmé.
Le chef de l’État a estimé que ni la région ni le monde ne pourraient revenir à l’ancien ordre après « un tel grand séisme », et que la Türkiye était en train de devenir « l’un des nouveaux pôles » du monde multipolaire en émergence.
Sur le plan économique, Erdogan a annoncé une réduction radicale de l’impôt sur les sociétés : le taux passera à 9 % pour les industriels exportateurs et à 14 % pour les autres entreprises exportatrices.
« Nous diversifions nos marchés et nos produits avec pour mot d’ordre un export à haute valeur ajoutée et compétitif », a-t-il souligné, rappelant que l’objectif principal reste de faire rayonner fortement les exportations sur l’ensemble du pays.
Il a conclu en indiquant que de nouvelles mesures législatives globales seraient prochainement soumises au Parlement afin de porter encore plus loin le « pouvoir d’attraction » de la Türkiye.




















