| Français
INTERNATIONAL
3 min de lecture
L'Iran menace de frapper les bureaux d'Apple, Google et Microsoft
Les Gardiens de la révolution iraniens accusent les géants de la technologie d'avoir soutenu les attaques israéliennes et américaines
L'Iran menace de frapper les bureaux d'Apple, Google et Microsoft
Le logo d'Apple / Reuters
il y a 2 heures

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) d'Iran a menacé de frapper les bureaux au Moyen-Orient d'Apple, Google, Microsoft et d'autres entreprises technologiques américaines, les accusant de faciliter des attaques israéliennes et américaines. L'information est rapportée par Tasnim, qui cite une déclaration du CGRI.

Selon l'agence, à partir du 1er avril les forces iraniennes commenceront à attaquer des installations appartenant à 18 entreprises. Les premières frappes sont annoncées pour 20h, heure de Téhéran ; il est recommandé aux employés de « quitter immédiatement leurs lieux de travail », et aux résidents des quartiers avoisinants de se mettre en lieu sûr.

La liste des cibles potentielles comprend les fabricants de matériel Apple, HP, Intel, Dell ; les géants de l'informatique Microsoft, Google, Meta, Oracle ; des développeurs d'intelligence artificielle et du secteur aéronautique comme Nvidia, Palantir, Boeing ; ainsi que des acteurs financiers et énergétiques tels que J.P. Morgan, Tesla, GE.

Dans sa déclaration, le CGRI souligne que « puisque les entreprises américaines du secteur des TIC et de l'IA constituent un élément clé dans l'élaboration et le suivi des cibles », elles seront considérées comme « cibles légitimes ».

« Ainsi, quiconque t'attaque, attaque-le comme il t'a attaqué», ajoutent les forces armées iraniennes.

La décision, affirment-elles, a été prise en réponse aux récentes attaques américano‑israéliennes, au cours desquelles des citoyens iraniens ont été tués.

Trump prêt à mettre fin aux opérations

Par ailleurs, selon The Wall Street Journal, le président américain Donald Trump a dit à ses conseillers qu'il était prêt à arrêter la guerre contre l'Iran même si le détroit d'Ormuz restait fermé à la navigation et contrôlé par Téhéran. Des sources à la Maison‑Blanche ont indiqué que Trump et son équipe ont conclu qu'une opération visant à débloquer le détroit prolongerait le conflit.

RELATEDTRT Afrika - Trump : "La fin de la guerre avec l'Iran est possible, même si le détroit d'Ormuz reste fermé"

Dans ce contexte, les États‑Unis visent à atteindre les objectifs principaux — affaiblir la marine iranienne et réduire ses stocks de missiles — puis à mettre fin aux opérations militaires, tout en exerçant une pression diplomatique sur Téhéran. Si cela échoue, Washington prévoit d'exiger de ses alliés en Europe et dans les pays du Golfe qu'ils prennent l'initiative d'ouvrir le détroit d'Ormuz.

D'après l'Associated Press, des représentants de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Koweït et de Bahreïn persuadent en privé Trump de poursuivre les frappes contre l'Iran jusqu'à ce que des changements significatifs surviennent dans la direction iranienne ou que le comportement de Téhéran connaisse une transformation radicale.

La Maison‑Blanche a déclaré qu'elle espérait conclure un « accord » avec l'Iran d'ici le 6 avril.

SOURCE DE L'INFORMATION:TRT Afrika and agencies