La tension monte dangereusement au Soudan. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, tire la sonnette d’alarme face à un important renforcement militaire des Forces de soutien rapide (RSF) autour de El-Obeid, dans la région du Kordofan.
Selon lui, cette concentration de troupes laisse présager une offensive imminente susceptible de provoquer une nouvelle catastrophe humanitaire. “Cela doit être stoppé”, a -t-il martelé.
Pour Volker Türk, le danger est d’autant plus grave qu’il rappelle des épisodes déjà documentés l’an dernier. Il évoque notamment les violences massives survenues à El-Fasher et dans le camp de déplacés de Zamzam IDP camp, où des milliers de civils avaient été pris au piège des combats et exposés à de graves violations des droits humains.

Ces précédents alimentent les craintes d’un scénario similaire si l’escalade militaire autour d’El-Obeid se confirme.
Un conflit qui s’enlise et une population sous pression
Depuis le déclenchement de la guerre entre les paramilitaires de RSF et les forces armées soudanaises, le pays s’enfonce dans une crise humanitaire majeure. Les combats ont provoqué des déplacements massifs de population, l’effondrement de services essentiels et une multiplication des accusations d’exactions contre les civils.
Dans ce contexte, l’ONU insiste sur l’urgence d’une désescalade immédiate et d’un accès humanitaire sans entrave, alors que les lignes de front continuent de se déplacer au cœur du Soudan.
Malgré les appels répétés de la communauté internationale, la situation sur le terrain reste explosive. L’avertissement de Volker Türk souligne une nouvelle fois le risque d’un engrenage meurtrier, dans un conflit où les civils paient déjà le prix le plus lourd.













