L’Union européenne (UE) a adopté un nouveau paquet de sanctions visant à accroître la pression sur la Russie en raison de la poursuite de la guerre en Ukraine, avec des mesures ciblant notamment la « flotte fantôme » russe, les revenus énergétiques de Moscou et son complexe militaro-industriel, a annoncé lundi le Conseil de l’UE.
Selon un communiqué, ce nouveau train de mesures restrictives vise 34 personnes et 47 entités.
Ces mesures ont pour objectif de « restreindre davantage le complexe militaro-industriel russe, de réduire les revenus énergétiques en ciblant l’écosystème soutenant la flotte fantôme, de contrer les menaces hybrides et les réseaux de propagande étatiques, ainsi que de mettre en lumière les violations généralisées des droits humains et les violations répétées de la Convention sur les armes chimiques », indique le texte.
L’Union européenne a également imposé des mesures restrictives à sept personnes et 21 entités soutenant le complexe militaire et industriel russe, y compris des acteurs établis dans des pays tiers.
Parmi les entités visées figurent des fabricants et fournisseurs de drones ainsi que d’équipements militaires utilisés par les forces armées russes.
Les sanctions concernent également les entreprises chinoises Shenzhen Minghuaxin et Xinxiang Richful Lubricant Additive Company, l’une des principales productrices et distributeuses d’additifs pour lubrifiants en Chine.
Le bloc européen a par ailleurs sanctionné deux personnes, Tahir Garayev et Konstantin Rogach, ainsi que 24 entités impliquées dans le transport et l’exportation de pétrole brut et de produits pétroliers russes.
Ces mesures ciblent des composantes de la « flotte fantôme » russe, que Bruxelles accuse d’être utilisée pour contourner les restrictions occidentales tout en présentant des risques pour la sécurité maritime et l’environnement.
Parmi les entités visées figure notamment Lukoil-Western Siberia.
Le Conseil de l’UE a également sanctionné dix personnes et une entité impliquées dans des opérations russes de manipulation de l’information et d’ingérence étrangère (FIMI).
À l’issue de son examen annuel, le Conseil de l’UE a également décidé de prolonger jusqu’au 23 juin 2027 les mesures restrictives adoptées en réponse à l’annexion de la Crimée et de la ville de Sébastopol par la Russie.
« Parallèlement, les travaux se poursuivent sur le 21e paquet de sanctions. Chaque mesure réduit davantage la marge de manœuvre de la Russie », a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.














