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AFRIQUE
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Orpaillage illégal en Guinée : 160.000 personnes refoulées vers le Mali
L'exploitation artisanale de l'or dans la région guinéenne de Siguiri constitue une importante source de revenus pour la population, mais elle est régulièrement associée à des problèmes de dégradation environnementale et de sécurité.
Orpaillage illégal en Guinée : 160.000 personnes refoulées vers le Mali
Un mineur artisanal clandestin cherche de l'or. Photo : Reuters

Le Mali a annoncé samedi avoir accueilli environ 160 000 personnes refoulées de Guinée après des opérations menées par Conakry contre l'orpaillage illégal, précisant avoir enregistré six décès et s'inquiétant d'une situation d'"urgence humanitaire".

Bamako fait face depuis plusieurs jours à un afflux inédit de populations en provenance de la région guinéenne frontalière de Siguiri, après la décision de Conakry d'interdire l'exploitation artisanale illégale de l'or dans plusieurs zones du nord-est et de déployer des forces de défense et de sécurité pour faire appliquer cette mesure.

"À la date du 7 novembre 2026, le bilan fait état d'approximativement 100 000 personnes dans le district de Bamako et de près de 60 000" dans la localité frontalière de Kourémalé, a informé le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC).

"Parmi elles, des blessées. Malheureusement, six (06) décès ont été enregistrés à Kourémalé, détaille le CECOGEC.

La décision du gouvernement guinéen, qui a invoqué les dégâts environnementaux, est intervenue dans un contexte de renforcement de la lutte contre l'orpaillage illégal dans ce pays producteur d'or où les mines attirent de nombreux Ouest-Africains. Elle a été suivie de plusieurs milliers d'arrestations d'étrangers.

Selon le ministère malien de la Santé, les personnes refoulées sont "majoritairement originaires du Burkina Faso", mais comprennent également des ressortissants de la Côte d'Ivoire, du Sénégal, du Togo et du Bénin.

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Le ministère a qualifié la situation "d'urgence humanitaire" et indiqué avoir "évalué à près de 228 millions de FCFA (plus de 347 000 euros)" un plan de réponse "face à l'ampleur des besoins.

"Un premier convoi de 48 bus transportant "environ 3 400 Burkinabè contraints de quitter la Guinée" est arrivé vendredi à Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du Burkina Faso, a annoncé samedi soir le ministère burkinabè de la Santé.

"Les opérations de rapatriement se poursuivent", avec la mobilisation de "199 bus, répartis en cinq convois" sur l'axe Ouagadougou-Bamako, "pour permettre à d'autres compatriotes de regagner le Burkina Faso dans la sécurité et la dignité", a ajouté le ministère