Matthew Whitaker, ambassadeur des États-Unis auprès de l'OTAN, a déclaré samedi, en marge d'une conférence économique en Italie, que les pays membres de l'OTAN ne devraient pas tolérer une guerre hybride intentionnelle et que les États-Unis soutiendront les alliés confrontés à de telles actions.
Whitaker a évoqué l'incident du mois dernier à l'aéroport de Leipzig/Halle en Allemagne, en précisant que cet événement, que Berlin attribue à la Russie, est plus préoccupant que les récentes intrusions de drones russes dans l'espace aérien de l'OTAN lors des attaques contre l'Ukraine.
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Il a cité des incidents similaires à Leipzig et en Pologne, les qualifiant d'exemples d'actions hybrides particulièrement préoccupantes, et a appelé les pays membres de l'OTAN à rester vigilants face aux actions hostiles et à réagir fermement si leurs auteurs sont identifiés.
L'ambassadeur américain auprès de l'OTAN a précisé que si l'auteur de telles actions est identifié, comme l'Allemagne l'affirme pour l'incident de Leipzig, de telles actions sont inacceptables et que l'OTAN ne les tolérera pas.
Whitaker a également averti que les infrastructures critiques, notamment les installations énergétiques, pourraient être ciblées par des actions hybrides, et que les autorités nationales doivent garder ces sites sous surveillance.
Il a ajouté que la réaction à de telles actions relève d'abord de la responsabilité des gouvernements nationaux, mais que Washington se tiendra aux côtés de ses alliés confrontés à de telles mesures.
Augmentation des tensions entre l'Allemagne et la Russie
L'Allemagne a accusé les services de renseignement russes d'avoir planifié l'incident du 5 août à l'aéroport de Leipzig et, en réponse, a annoncé la fermeture du consulat général de Russie à Bonn et la fin des accords relatifs aux centres culturels et d'information russes, notamment la Maison de Russie à Berlin.
La Russie a qualifié ces accusations d'infondées, vaines et déraisonnables et les a rejetées.
L'ambassade de Russie en Allemagne a également signalé que Berlin n'avait fourni aucune preuve pour étayer ces allégations et a décrit les mesures allemandes comme « une escalade sans précédent » dans les relations entre les deux pays.
Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a aussi averti que Berlin recevra « une réponse proportionnée » en réaction aux mesures allemandes.
Vladimir Poutine, président de la Russie, a également rejeté les accusations allemandes concernant une tentative d'attaque par drone, affirmant que ces allégations étaient principalement motivées par des considérations de politique intérieure allemande.






















