L'Égypte, la Grèce et l'administration chypriote grecque ont appelé à la mise en œuvre de la deuxième phase du plan pour Gaza du président américain Donald Trump et à la cessation des attaques israéliennes contre le Liban à l'issue d'une réunion tripartite.
Les discussions, mardi, dans la ville égyptienne du nord El-Alamein ont réuni le président égyptien Abdel Fattah al‑Sissi, le dirigeant chypriote grec Nikos Christodoulides et le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, selon un communiqué de la présidence égyptienne.
Les trois dirigeants ont réaffirmé leur engagement à renforcer la paix, la sécurité, la stabilité et la prospérité en Méditerranée orientale et au Moyen-Orient, tout en élargissant la coopération via leur mécanisme trilatéral lancé au Caire en novembre 2014.
Sur les frontières maritimes, le communiqué indique que les accords et protocoles d'entente concernant la délimitation « doivent être conclus conformément au droit international, y compris la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer ».
Gaza et l'État palestinien
Les trois parties ont réaffirmé leur soutien à un État palestinien indépendant et souverain le long des lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale, conformément aux résolutions de l'ONU.
Ils ont souligné l'importance de mettre en œuvre la deuxième phase du plan de Donald Trump pour Gaza et la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies afin de garantir le lancement de la reconstruction et la reprise précoce, ainsi que l'acheminement de l'aide humanitaire aux civils.
Les dirigeants ont également appelé à préserver la continuité géographique, politique et juridique entre la Cisjordanie et Gaza et ont rejeté les tentatives de séparer les deux territoires ou de déplacer les Palestiniens de force.
Liban et Libye
Concernant le Liban, les trois parties ont demandé la fin des frappes israéliennes sur le territoire libanais et le retrait des forces israéliennes. Elles ont également plaidé en faveur du renforcement des institutions de l'État libanais, en particulier des forces armées, afin de permettre à l'État d'exercer son autorité et sa souveraineté sur l'ensemble du pays.
En ce qui concerne la Libye, le communiqué a réaffirmé le soutien à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à l'unité nationale du pays, ainsi qu'à un processus politique libyen dirigé et porté par les Libyens.
Il a également appelé au retrait des forces étrangères et des mercenaires et à la tenue d'élections présidentielle et parlementaires simultanées.
Renforcement de la coopération trilatérale
Les dirigeants ont examiné des moyens de renforcer la coopération dans le commerce, l'investissement, l'énergie, le tourisme, l'éducation, la culture, les migrations et le travail, ainsi que la coopération en matière de sécurité et les efforts pour lutter contre la criminalité organisée et les migrations irrégulières.
Al‑Sissi a souligné l'importance de poursuivre le développement de la coopération via le mécanisme trilatéral, tandis que Christodoulides et Mitsotakis ont réaffirmé leur engagement à approfondir les liens.
Les trois parties se sont mises d'accord pour tenir leur 11e sommet trilatéral dans l'administration chypriote grecque, sans qu'aucune date n'ait été annoncée.















