Un mois s'est écoulé depuis que l'épidémie d'Ebola de Bundibugyo, une souche rare et incurable, a été officiellement déclarée le 15 mai par les autorités congolaises, puis classée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme une urgence de santé publique de portée internationale – mais non comme une menace de pandémie.
Près de 600 cas et 100 décès ont été signalés en République démocratique du Congo, ainsi que des dizaines d'autres en Ouganda voisin.
Début juin, l'Ouganda a qualifié d'« injustes » les restrictions de voyage aérien imposées par plusieurs pays, dont les États-Unis, en raison d'une épidémie d'Ebola qui s'est propagée depuis la République démocratique du Congo voisine.
La réponse apportée par ce pays d'Afrique de l'Est à la dernière épidémie de cette fièvre hémorragique mortelle a été largement saluée par les responsables de la santé publique, avec seulement deux décès sur les 19 cas confirmés depuis que l'alerte a été donnée en RDC à la mi-mai.
Malgré cela, le scepticisme et la désinformation règnent au sein des communautés, où les habitants nient parfois l'existence d'une épidémie ou s'opposent farouchement aux mesures strictes imposées par les agents de santé concernant l'inhumation des corps des victimes, visant à limiter la propagation de la maladie.
Les données montrent que cette épidémie, la 17e au Congo, reste confinée à trois provinces de l'est du pays : l'Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.
Elles révèlent toutefois que des cas ont été confirmés pour la première fois dans la zone sanitaire de Nia-Nia, en Ituri, et dans celle de Mabalako, au Nord-Kivu.
On recense désormais des cas confirmés dans 20 des 36 zones sanitaires de l'Ituri et dans 10 des 34 zones sanitaires du Nord-Kivu, ainsi que dans une zone sanitaire du Sud-Kivu.
La dernière épidémie d'Ebola est due au virus rare de Bundibugyo, pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement approuvé, contrairement au virus Zaïre, responsable de la plupart des seize épidémies survenues au Congo par le passé.







