Le nombre de zones de santé touchées par Ebola en République démocratique du Congo est passé à 61 dans six provinces, après la propagation du virus à la zone de santé de Kayna dans la province du Nord-Kivu, a indiqué le bureau régional pour l'Afrique de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans un rapport de situation.
Au moins 6 686 cas ont été recensés, dont 3 226 décès, depuis le début de l'épidémie à la mi-mai, selon le rapport.
Le rapport, publié tard mardi, indique que le profil épidémiologique de l'épidémie due à la souche du virus Bundibugyo en RDC devient de plus en plus hétérogène, avec des tendances de transmission divergentes selon les provinces et les zones de santé touchées.
« Ces tendances renforcent le caractère de plus en plus hétérogène de l'épidémie, avec une diminution de la transmission dans certaines zones concomitante d'une intensification et d'une extension géographique ailleurs », indique le rapport.
Transmission substantielle toujours en cours
Les provinces concernées comprennent le Haut-Uélé, l'Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Bas-Uélé et le Tshopo.
L'Ituri reste le foyer principal, tandis qu'une transmission substantielle se poursuit au Nord-Kivu et dans le Haut-Uélé, et que de nouvelles zones continuent d'être touchées.
L'OMS a souligné la hausse de la proportion de décès survenant au sein de la communauté.
Entre le 31 août et le 6 septembre, la proportion de décès confirmés survenus dans la communauté a atteint 75 %, contre 56,6 % deux semaines plus tôt.
Le rapport a souligné que la persistance d'une mortalité communautaire élevée peut refléter de multiples obstacles, notamment des retards dans la détection et la notification, des transferts tardifs vers les centres de traitement, une reconnaissance limitée de la maladie, des barrières géographiques et de transport, ainsi que des problèmes de confiance au sein des communautés.
« Cette divergence est préoccupante, car l'augmentation des décès dans la communauté parallèlement à la baisse continue des décès dans les centres de traitement indique que la réduction initiale de la mortalité globale n'a pas été maintenue », indique le rapport.
Le gouvernement congolais et ses partenaires sanitaires ont lancé la semaine dernière un plan multisectoriel révisé sur 180 jours, d'un montant de 1,3 milliard de dollars, visant à renforcer et coordonner la réponse pour rompre les chaînes de transmission du virus.
Il prévoit un renforcement massif de la surveillance épidémiologique, du suivi des contacts, de l'engagement communautaire, de la communication sur les risques et des capacités logistiques, ainsi que la préparation des provinces à risque.























