Madagascar a arrêté un ancien militaire français accusé d'avoir participé à un complot visant à déstabiliser l'île de l'océan Indien, notamment en incitant les forces de sécurité à la mutinerie et en sabotant les infrastructures afin de provoquer des coupures d'électricité à l'échelle nationale, ont indiqué les autorités.
Par ailleurs, le ministère malgache des Affaires étrangères a annoncé mardi avoir déclaré persona non grata un agent de l'ambassade de France à Antananarivo pour des actes jugés incompatibles avec le statut diplomatique et liés à l'enquête sur la tentative de déstabilisation.
De nouvelles tensions secouent les relations diplomatiques entre Madagascar et la France. L’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, a été convoqué par le Ministère des Affaires Étrangères selon un communiqué ce mardi 28 avril.
Le ministère a "signifié" à l’ambassadeur qu’un agent de l’ambassade accrédité à Antananarivo est déclaré 'persona non grata' par le gouvernement de la Refondation.
Une décision prise en "raison d’agissements estimés non compatibles avec son statut", selon les précisions du ministère.
Ce constat découlerait des investigations menées actuellement par les autorités malgaches dans le cadre de l’affaire de déstabilisation qui secoue Madagascar et qui impliquerait des ressortissants malgaches et étrangers.
Cette nouvelle décision risque de susciter de nouvelle tensions entre la Grande île et la France. D’après toujours le même communiqué, le ministère des affaires étrangères réaffirme « l’attachement du gouvernement de la Refondation au respect des principes régissant les relations diplomatiques énoncés par la Convention de Vienne de 1961, ainsi qu’au maintien de relations fondées sur la confiance et le respect de la souveraineté des États ».
Paris proteste
Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé mercredi avoir convoqué la veille le chargé d'affaires de l'ambassade de Madagascar à Paris "pour protester vigoureusement" contre l'expulsion d'un agent diplomatique de l'ambassade de France à Antananarivo.
"Il lui a été signifié que la France rejetait catégoriquement toute accusation de déstabilisation du régime de la Refondation de la République de Madagascar", affirme Pascal Confavreux, porte-parole du Quai d'Orsay dans une déclaration écrite.
Ce n’est pas la première fois que cette affaire de déstabilisation créé des frictions en les deux pays. Le 18 avril dernier, l’ Ambassade de France à Antananarivo a publié une déclaration qualifiant de « rumeurs mensongères » les informations publiées par un journaliste et non moins conseiller technique du Président de la transition, Michaël Randrianirina, et qui a été relayée par plusieurs médias en ligne.
Ces informations parlaient de dix ressortissants français entrés à Madagascar au mois de janvier 2026 et qui seraient dans le collimateur des services de renseignement et des autorités en charge de la sécurité nationale de Madagascar pour leur supposée implication dans la déstabilisation du pays.
Des informations que l’Ambassade de France a « formellement » démenti tout en dénonçant « une volonté manifeste de nuire aux relations entre Madagascar et la France ».

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