Le président de la transition malienne, Assimi Goïta, a affirmé, mardi soir, que les opérations militaires se poursuivront « jusqu’à la neutralisation complète des groupes terroristes et le rétablissement durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire national », à la suite des attaques coordonnées du 25 avril.
Dans un discours solennel à la nation, le chef de l’État a qualifié la situation de « moment d’extrême gravité », après des attaques simultanées ayant visé plusieurs localités, dont Bamako et des zones stratégiques du centre du pays.
Il a toutefois assuré que « grâce au professionnalisme et à la réactivité des forces armées », les assaillants ont subi un « coup d’arrêt », permettant de contenir leur tentative d’instaurer un climat de violences généralisées.
Le président a précisé que les opérations de ratissage, de renseignement et de sécurisation sont actuellement en cours et ont été renforcées, soulignant que « la situation est maîtrisée » à ce stade.
Rendant hommage aux victimes civiles et militaires, Assimi Goïta a également salué la mémoire du ministre de la Défense, le général Sadio Camara, dont la disparition constitue, selon lui, « une perte immense pour la nation ».
Le chef de la transition a estimé que ces attaques terroristes s’inscrivent dans « un vaste plan de déstabilisation » impliquant des soutiens internes et externes aux groupes armés, visant à fragiliser la souveraineté du pays.
Face à cette menace, il a appelé à l’unité nationale et à la vigilance, exhortant les citoyens à collaborer avec les forces de sécurité et à ne pas céder à la désinformation, qu’il a qualifiée « d’arme au service des terroristes ».
Réaffirmant le choix « assumé » de la souveraineté, Assimi Goïta a insisté sur la nécessité de maintenir le cap malgré les difficultés, estimant qu’il s’agit « du seul chemin vers un avenir libre, juste et prospère ».
Enfin, il a indiqué avoir instruit le gouvernement de renforcer l’assistance aux victimes et aux familles touchées, tout en saluant la coopération sécuritaire avec les partenaires internationaux.
« Aucune tentative de déstabilisation ne saurait inverser la marche de notre pays », a-t-il conclu.
Par ailleurs, le couvre-feu instauré dans le District de Bamako a été prorogé de 72 heures, selon une décision officielle rendue publique mardi par les autorités locales.
La mesure reste en vigueur de 21h00 à 06h00 du matin, à compter du mardi 28 avril 2026.
Les autorités précisent que les sous-préfets d’arrondissement du District de Bamako, les maires ainsi que les agents chargés d’expédier les affaires courantes dans les communes sont responsables de l’application de cette décision. Les chefs de services régionaux de sécurité sont également mobilisés pour veiller à son exécution.














