L’Afrique du Sud a officiellement accusé Israël de ne pas respecter trois ordonnances juridiquement contraignantes de la Cour internationale de Justice (CIJ), en soumettant un dossier de preuves à la juridiction internationale, a annoncé vendredi le ministère des Relations internationales et de la Coopération.
« Malheureusement, Israël ne s’est pas conformé aux ordonnances », a déclaré Pretoria dans un document déposé mardi, affirmant qu’il continuerait à emprunter « toutes les voies disponibles » afin de garantir le respect total et immédiat par Tel-Aviv de la Convention sur le génocide.
L’Afrique du Sud a averti que les droits des Palestiniens dans la bande de Gaza pourraient être « détruits avant qu’elle ne rende sa décision finale », une situation qui, selon Pretoria, menace « la légitimité de la CIJ elle-même ».
Le dossier indique qu’en août, au moins 73 407 Palestiniens avaient été tués et 174 335 blessés, soit « plus de 10 % de la population palestinienne ». Le rapport assure également que, depuis l’annonce d’un « soi-disant cessez-le-feu », l’armée israélienne a tué en moyenne un enfant palestinien par jour. En outre, le document souligne que le taux de fausses couches chez les femmes palestiniennes a « plus que triplé » en 2026.
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L’Afrique du Sud argue qu’Israël a « détenu et expulsé arbitrairement des Palestiniens » qui ont ensuite été « torturés, soumis à des violences sexuelles et fondées sur le genre, ainsi qu’à des traitements cruels, inhumains et dégradants ». Pretoria allègue aussi que, pour empêcher que ces actes ne soient documentés, Israël a « tué des journalistes locaux » et « empêché les organismes d’enquête mandatés par l’ONU d’entrer à Gaza ».
L’Afrique du Sud a engagé une procédure contre Israël devant la CIJ le 29 décembre 2023, l’accusant de violations de la Convention sur le génocide de 1948.
Le gouvernement sud-africain a demandé à la CIJ d’imposer des mesures conservatoires, invoquant l’urgence humanitaire à Gaza. La Cour a ensuite rendu trois ordonnances distinctes, les 26 janvier, 28 mars et 24 mai 2024.
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Ces décisions exigeaient de Tel-Aviv qu’il prenne toutes les mesures nécessaires pour prévenir les actes définis par la Convention. Les juges ont ordonné à l’armée israélienne de mettre en place des mesures de protection contre les actes génocidaires. La Cour a notamment exigé la fin des opérations militaires à Rafah et demandé à Israël de fournir régulièrement des rapports sur son respect des ordonnances.La CIJ est le principal organe judiciaire des Nations unies.
Ces décisions exigeaient de Tel-Aviv qu’il prenne toutes les mesures nécessaires pour prévenir les actes définis par la Convention. Les juges ont ordonné à l’armée israélienne de mettre en place des mesures de protection contre les actes génocidaires. La Cour a notamment exigé la fin des opérations militaires à Rafah et demandé à Israël de fournir régulièrement des rapports sur son respect des ordonnances.
La CIJ est le principal organe judiciaire des Nations unies.
















