Un médecin britannique testé positif au virus Ebola alors qu'il travaillait sur l'épidémie en cours en République démocratique du Congo (RDC) a été transporté par avion à Londres pour y être soigné, a annoncé le gouvernement britannique jeudi.
Le ressortissant britannique, resté anonyme, "est revenu au Royaume-Uni pour recevoir un traitement spécialisé après avoir été testé positif à la maladie", a indiqué le gouvernement dans un communiqué.
L'actuelle flambée d'Ebola en Afrique a déjà fait plus de 5 300 morts, essentiellement en RDC, selon l'agence sanitaire de l'Union africaine (Africa CDC).

Le gouvernement britannique a précisé que le malade britannique était soigné au Royal Free Hospital de Londres, qui dispose d'une unité d'isolement de haut niveau "spécialement conçue à cet effet" et de protocoles stricts pour éviter tout contact avec le grand public.
Renu Bindra, une responsable de l'Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni (UKHSA), a assuré que "le risque pour le grand public reste faible".
Le mois dernier, le Nigeria a signalé un cas d'Ebola concernant une Suissesse de 42 ans dont le mari travaille à l'ambassade suisse du pays. Elle a été transportée à Genève pour y être soignée.
La flambée épidémique a été officiellement déclarée par la RDC il y a près de six mois, le 15 mai.
Détecté tardivement, le virus avait déjà refait surface dans le pays de plus de 100 millions d'habitants plusieurs mois auparavant, s'accordent aujourd'hui à dire les spécialistes.

Au cours des derniers mois, le virus, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une grave fièvre hémorragique, a plusieurs fois traversé les frontières.
En Ouganda voisin, 20 cas dont deux décès ont été signalés avant que l'épidémie ne soit déclarée éradiquée du territoire en août. Et en octobre, neuf cas dont deux décès ont été recensés au Kenya.
Au total, au moins 10 444 cas ont été signalés, avec un taux de létalité supérieur à 50 %, a indiqué lundi l'Africa CDC.


















