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AFRIQUE
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Opération de rapatriement des migrants d’Afrique du Sud : "le Ghana ne doit rien à Pretoria"
L’Afrique du Sud réclame des compensations aux pays dont elle a rapatrié les ressortissants à cause des violences xénophobes.
Opération de rapatriement des migrants d’Afrique du Sud : "le Ghana ne doit rien à Pretoria"
Les relations diplomatique entre Accra et Pretoria se sont récemment déteriorées suite aux manifestations anti-migrants en Afrique du Sud

Accra ne se reconnaît pas du tout dans la décision de l’Afrique du Sud de faire payer les pays dont les ressortissants ont été rapatriés face aux manifestations réclamant le départ des étrangers.

Dans un communiqué publié le 13 août 2026, le ministère ghanéen des Affaires étrangères a déclaré qu'Accra n’a pas eu besoin du gouvernement sud-africain pour faire rentrer ses citoyens victimes de violences xénophobes.

« L’évacuation de tous nos compatriotes a été entièrement financée par le gouvernement du Ghana et nos partenaires ghanéens », a insisté le ministère.

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Les autorités d'Accra annoncent que plus de 1600 Ghanéens ont quitté l’Afrique du Sud depuis le début des manifestations anti-migrants en mai 2026.

Le Ghana soutient qu’il ne doit absolument rien à l’Afrique du Sud dans les opérations de retour de ses ressortissants.

Les autorités ghanéennes ajoutent que les citoyens revenus au pays bénéficient de mesures d’accompagnement, plus précisément, de fonds de réintégration, de frais de transport ainsi que d'autres aides leur permettant de se réintégrer à leurs communautés.

Le Ghana apporte cette précision après la décision de Pretoria de demander des compensations pour les opérations de rapatriement.

Le ministre de l’Intérieur Leon Schreiber estime que les opérations de rapatriement des migrants ont coûté environ 18 millions de dollars à l’Afrique du Sud.

Selon Pretoria, plus de 90 000 ressortissants étrangers sont partis depuis le début des manifestations ciblant les migrants en mai 2026.