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AFRIQUE
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Burkina Faso–UE : Ouagadougou dénonce une résolution "néocolonialiste" et défend sa souveraineté
Les autorités burkinabè fustigent une lecture biaisée de la situation nationale, estimant que la récente résolution européenne ne prend pas en compte les efforts de lutte contre le terrorisme et les réalités du terrain.
Burkina Faso–UE : Ouagadougou dénonce une résolution "néocolonialiste" et défend sa souveraineté
Ouagadougou parle d’ingérence et réaffirme que ses choix politiques et sécuritaires relèvent exclusivement de sa souveraineté/Présidence Faso / X

Le ton est monté entre Ouagadougou et Bruxelles. Le Burkina Faso a vivement rejeté une récente résolution du Parlement européen et certaines critiques de l’Union européenne, qu’il juge "déséquilibrées" et "empreintes de néocolonialisme".

En signe de protestation diplomatique, le ministère burkinabè des Affaires étrangères a convoqué l’ambassadeur de l’Union européenne à Ouagadougou. Une démarche officielle pour exprimer le rejet des positions européennes jugées intrusives dans les affaires internes du pays, selon les médias publics burkinabè comme la RTB et plusieurs sources régionales.

Du côté européen, les reproches portent principalement sur la situation sécuritaire toujours fragile face aux groupes terroristes. Bruxelles pointe également des restrictions de certaines libertés publiques et appelle à un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Réponse ferme de Ouagadougou

Les autorités burkinabè rejettent ces accusations et dénoncent une lecture biaisée de la situation nationale. Dans leur réaction, elles estiment que la résolution européenne ne prend pas en compte les efforts de lutte contre le terrorisme et les réalités du terrain.

Ouagadougou parle d’ingérence et réaffirme que ses choix politiques et sécuritaires relèvent exclusivement de sa souveraineté.

Depuis la transition, le Burkina Faso met en avant une ligne diplomatique plus affirmée, centrée sur la souveraineté nationale et la redéfinition de ses partenariats internationaux. Le gouvernement affirme vouloir décider seul de ses priorités, notamment en matière de sécurité.

Malgré ces tensions, l’Union européenne reste un partenaire majeur du Burkina Faso, notamment dans l’aide humanitaire et le développement. Mais les divergences politiques se creusent, alimentant un climat diplomatique de plus en plus tendu entre Ouagadougou et Bruxelles.

La convocation du diplomate européen marque un nouvel épisode qui illustre la crispation croissante entre souveraineté revendiquée et pression internationale.

SOURCE DE L'INFORMATION:TRT Afrika and agencies