Les coupures d’électricité survenues en septembre au Sénégal ont mis en évidence la nécessité de miser davantage sur le gaz pour la production d’électricité, a déclaré jeudi le ministre de l’Énergie, El Hadji Abdourahmane Diouf.
Le pays a connu de fréquentes délestages tout au long du mois de septembre, dans la capitale comme dans d’autres localités.
Le ministre a expliqué que la demande en électricité augmentait rapidement et que les fortes chaleurs avaient provoqué un pic de consommation supérieur aux prévisions, atteignant 1 400 mégawatts en août.
Bien que le Sénégal dispose d’une capacité installée de plus de 2 300 MW, le système électrique n’a pas été en mesure de répondre à la demande, en raison d’un approvisionnement insuffisant en combustible et de pannes techniques, a-t-il précisé.
Le Sénégal dépend principalement du diesel pour produire son électricité et s’oriente progressivement vers le gaz afin de réduire les coûts et sa dépendance aux combustibles importés, particulièrement onéreux.
Le pays prévoit notamment de construire environ 340 kilomètres de gazoducs pour acheminer son propre gaz naturel, a indiqué Diouf.
Le Sénégal n’a signé aucun contrat pétrolier ou gazier depuis 2017. Toutefois, le ministère de l’Énergie a revu la cartographie de ses blocs d’exploration, en réduisant leur superficie afin de les rendre potentiellement plus attractifs pour les investisseurs.
Sur les 113 blocs offshore et onshore recensés, cinq feront l’objet d’une évaluation par la compagnie pétrolière italienne Eni. Les 104 autres seront présentés aux investisseurs dans le cadre d’une tournée de promotion, a conclu le ministre.





















