À Durban, ville côtière également touchée par les protestations, plus de cinq voitures avaient été incendiées dans le centre-ville. Des commerces appartenant à des étrangers ont également été pillés.
Des manifestations anti-immigrés ont dégénéré jeudi dans deux villes d’Afrique du Sud, dont Soweto, un township de Johannesburg. Le gouvernement a imputé ces violences à la désinformation concernant une décision de justice sur le droit d’asile.
À Durban, ville côtière également touchée par les protestations, un journaliste de Reuters a constaté que cinq voitures avaient été incendiées dans le centre-ville. Des commerces appartenant à des étrangers ont également été pillés.
Les troubles font suite à une manifestation organisée par un groupe réclamant l’arrêt du traitement des demandes d’asile dans un centre d’accueil pour réfugiés.
À Soweto, un journaliste de Reuters a vu des habitants sortir des produits alimentaires d’un magasin qu’ils disaient appartenir à un ressortissant somalien, qu’ils avaient chassé des lieux. Les pilleurs ont pris la fuite à l’arrivée de la police, qui leur a ordonné de se disperser.
Le gouvernement sud-africain a annoncé vendredi le retrait d'une circulaire sur les demandes d'asile.
Le porte-parole du gouvernement, William Baloyi, a déclaré que les violences avaient été déclenchées par la diffusion délibérée de fausses informations au sujet d’une décision rendue en juillet par la Cour constitutionnelle.
La plus haute juridiction du pays avait statué que les demandeurs d’asile ne pouvaient se voir refuser l’accès à la procédure d’asile en Afrique du Sud pour de simples motifs de procédure, notamment parce qu’ils étaient entrés illégalement sur le territoire.
Dans un communiqué, la police a annoncé le déploiement de renforts à Durban, où au moins 14 véhicules ont été incendiés. Une maison d’hôtes et un entrepôt ont également été partiellement détruits par les flammes.























