Le Nigeria a mis en garde ses ressortissants contre le recrutement pour des conflits armés à l'étranger après des rapports indiquant que certains avaient été dupés pour combattre pour la Russie en Ukraine, comme ce fut le cas pour des citoyens d'autres pays africains.
Le ministère nigérian des Affaires étrangères, dans une déclaration, a exprimé « une vive inquiétude face à la hausse alarmante des cas de citoyens nigérians recrutés illégalement pour participer à des conflits armés à l'étranger », sans nommer la Russie.
« Plusieurs Nigérians, victimes de telles situations malheureuses, ont été envoyés vers des zones de combat après avoir été induits en erreur et contraints de signer des contrats de service militaire », indique la déclaration du ministère.
Ces dernières semaines, des rapports ont indiqué que des ressortissants de pays africains, trompés pour se rendre en Russie pour des emplois bien rémunérés, mouraient sur les lignes de front en Ukraine.
Le ministre kényan des Affaires étrangères, Musalia Mudavadi, a annoncé la semaine dernière qu'il se rendrait à Moscou pour des pourparlers visant à « résoudre définitivement la question et à identifier des solutions durables ».
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a annoncé la semaine dernière avoir discuté avec son homologue russe, Vladimir Poutine, du retour des Sud-Africains recrutés pour combattre aux côtés des forces russes en Ukraine.
Des témoignages ont également émergé en Ouganda.
En novembre, l'Ukraine a signalé avoir identifié au moins 1 436 personnes combattant pour la Russie qui sont citoyennes de 36 pays africains.














