Un ressortissant américain travaillant pour une organisation humanitaire en République démocratique du Congo a été testé et déclaré porteur du virus Ebola de Bundibugyo, ont annoncé vendredi les CDC des États‑Unis.
Les Centers for Disease Control and Prevention collaborent avec l'organisation qui emploie le patient, ainsi qu'avec d'autres agences fédérales et des partenaires en RDC, afin d'aider à prévenir de nouvelles contaminations et à identifier les personnes exposées à un risque élevé.
Un porte‑parole du département d'État des États‑Unis a signalé samedi que le ministère était informé des cas et travaillait à assister le ressortissant américain concerné.
Le porte‑parole a refusé de fournir davantage de détails.
Il n'a pas encore été précisé quelles mesures les États‑Unis prendraient pour évacuer le travailleur atteint en vue d'un traitement.
La proposition rejetée
Les États‑Unis avaient proposé d'établir un centre de traitement de l'Ebola au Kenya pour soigner leurs ressortissants à risque en République démocratique du Congo et en Ouganda.
Cette proposition a buté contre l'opposition des Kényans, qui ont estimé qu'elle exposait le pays au risque d'une flambée épidémique en cours.
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Bien que les autorités kényanes aient initialement poursuivi la construction du centre, la Cour suprême l'a jugée inconstitutionnelle et a ordonné au ministre de la Santé, Aden Duale, de se présenter devant elle pour répondre aux accusations de mépris de la cour.
Par la suite, Duale a présenté ses excuses à la cour et a suspendu les travaux de construction du centre.
La variante d'Ebola de Bundiggyo qui sévit actuellement en RDC ne dispose pour l'instant d'aucun vaccin ni traitement connu, même si des professionnels de santé ont commencé à utiliser certains traitements expérimentaux pour la contenir.
À ce jour, 625 personnes sont décédées des suites du virus de Bundibugyo, environ 1 800 ont été infectées et au moins 300 ont été traitées avec succès.















