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AFRIQUE
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Minerai de fer : le Cameroun condamné à verser 616 millions de dollars à Sundance
Le projet Mbalam-Nabeba, l’un des plus importants gisements de minerai de fer non exploités d’Afrique, est au cœur d’un différend depuis que Yaoundé a retiré les droits miniers de Sundance avant d’attribuer le permis de Mbalam à un autre développeur.
Minerai de fer : le Cameroun condamné à verser 616 millions de dollars à Sundance
Le ministère camerounais des Mines n’a pas immédiatement réagi à cette sentence/Photo d'illustration/Reuters / Reuters

La société minière australienne Sundance Resources a annoncé avoir remporté une procédure d’arbitrage devant la Chambre de commerce internationale (CCI) contre le Cameroun. Le tribunal lui a accordé environ 616 millions de dollars de dommages et intérêts, d’intérêts et de frais de justice dans le cadre d’un litige portant sur un projet de minerai de fer resté au point mort.

Basée à Perth, l’entreprise a indiqué que le tribunal avait conclu que le Cameroun avait manqué à ses obligations légales envers Sundance et sa filiale Cam Iron SA concernant leur investissement dans le gisement de minerai de fer Mbalam-Nabeba, situé à cheval sur la frontière entre le Cameroun et la République du Congo.

Le projet Mbalam-Nabeba, l’un des plus importants gisements de minerai de fer non exploités d’Afrique, est au cœur d’un différend depuis que le Cameroun a retiré les droits miniers de Sundance avant d’attribuer le permis de Mbalam à un autre développeur.

Sundance avait alors engagé une procédure d’arbitrage afin d’obtenir réparation pour les pertes subies.

En janvier dernier, la société avait toutefois perdu une autre procédure d’arbitrage portant sur le même gisement contre la République du Congo, un tribunal ayant rejeté sa demande de 8,8 milliards de dollars de dommages et intérêts liée au projet de minerai de fer de Nabeba.

Dans un communiqué publié dimanche, Sundance a également indiqué que le tribunal avait jugé que le Cameroun avait violé une convention d’arbitrage en ne respectant pas une ordonnance d’urgence de la CCI émise en mars 2022, qui lui interdisait d’attribuer le permis minier de Mbalam à une autre partie.

Le ministère camerounais des Mines n’a pas immédiatement réagi à cette sentence.

En juillet, le ministre des Mines avait déclaré que le projet de Mbalam figurait parmi les nouveaux projets censés porter les recettes annuelles du secteur minier à 1 000 milliards de francs CFA (environ 1,75 milliard de dollars).

SOURCE DE L'INFORMATION:TRT Afrika and agencies