Par La Rédaction
La plus petite femme non mobile au monde, Wildine Aumoithe, franchit des barrières et surmonte des obstacles pour créer des opportunités, souvent là où il ne semblait pas y en avoir auparavant.
Avec 72 cm, soit 2 ft 4 in, elle est aussi la plus petite mannequin professionnelle au monde.
Mais ces deux titres du Guinness World Records ne sont que le titre accrocheur. L’histoire réelle réside dans la façon dont elle les utilise.
Née et élevée à Miami, aux États-Unis, de parents haïtiens, Wildine est atteinte de la dysplasie SADDAN, une forme rare de nanisme qui fait qu’elle se déplace principalement en fauteuil roulant motorisé.
À sa naissance en 2003, les médecins n’étaient même pas sûrs qu’elle passerait la nuit.
« Une personne est une personne, peu importe sa taille »
Presque 23 ans plus tard, elle ne se contente pas de survivre ; elle s’épanouit et veille à ce que les autres se sentent visibles.
Ses accomplissements s’accumulent rapidement. Elle détient deux titres du Guinness World Records.
Lorsque le Guinness World Records l’a confirmée comme la femme non mobile la plus petite le 13 octobre 2021, elle a été citée disant que sa mission était « d’inspirer d’autres personnes de petite taille ». »
En tant que personne non mobile la plus petite vivante au monde, elle a également déclaré un jour : « Une personne est une personne, peu importe sa taille. »
Et en septembre 2023, elle a été couronnée mannequin professionnelle la plus petite du monde.
Wildine a défilé à la New York Fashion Week avec Runway of Dreams, démontrant que la beauté et la mode ne conviennent pas à une seule taille.
« C’est formidable d’obtenir mon diplôme »
Aujourd’hui, elle a ajouté un autre honneur à son palmarès en obtenant, le 14 mai 2026, un bachelor en beaux‑arts, spécialité design graphique, à Liberty University en Virginie.
« Ça fait du bien [d’avoir terminé mes études]. Bien que le parcours ait été long, tout en valait la peine au final. Mais j’ai l’impression d’avoir maintenant plus de temps libre pour moi », a‑t‑elle confié au GWR.
L’obtention du diplôme n’est pas une fin pour elle — c’est un tremplin.
Wildine, qui anime sa chaîne YouTube appelée Life Of Wildine où elle parle de la représentation des personnes en situation de handicap, a également lancé The Wild Creative Co., son entreprise de design freelance, tout en se remettant en tête l’objectif de reprendre le mannequinat.
À mesure qu’elle progresse, elle n’est pas seulement fière de ses réussites en tant que personne vivant avec un handicap.
Wildine parle souvent avec fierté de sa représentation de son héritage haïtien et noir ainsi que du lien culturel et historique profond du pays caribéen avec l’Afrique. C’est un lien qu’elle porte avec elle partout où elle va.
Et pourquoi brise‑t‑elle le plafond de verre ?
Parce que Wildine veille à ce que le talent ne se résume pas à une seule forme ou taille et qu’elle refuse que qui que ce soit définisse ce qui est possible pour elle. Pour reprendre ses mots : « Les limites ne définissent pas ce qui est possible. »
















